II La crise des banlieues : point de vue étranger
Introduction :
La mort accidentelle, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, en banlieue parisienne, de deux mineurs poursuivis par la police a déclenché de violents affrontements entre les jeunes des quartiers défavorisés et les forces de l'ordre. Nuit après nuit, les violences s'aggravent. Dans la France entière, de plus en plus de banlieues sont touchées par les incendies de voitures, de bus et de bâtiments publics. Nombreux sont les jeunes, pour la plupart issus de l'immigration, qui estiment que la responsabilité en revient au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, accusé d'avoir mis le feu aux poudres avec des propos outranciers.
La presse internationale a montré du doigt l'échec du modèle d'intégration à la française et s'est inquiétée de possibles répercussions hors des frontières de l'Hexagone.
Chaque pays va se positionner par rapport à la crise et adopter une position qui lui est propre. Par leur recul, les pays étrangers vont trouver des causes à la crise et, par conséquent, essayer d'apporter une solution personnalisée au problème.
Quelle est la vision qu'à chaque pays du conflit et quelle est d'après eux les méthodes pour prévenir ce genre de crise ?
Nous verrons dans un premier temps quels sont les problèmes de fond qui ont déclenché la crise des banlieues d'après le point de vue international et dans un second quelles sont les solutions que ces différents pays proposent pour prévenir et agir face à ce genre de crise.
1)Causes de la crise des banlieues du point de vue étranger
Durant les émeutes qui se sont déroulées en France à l'automne 2005, la presse internationale à donner différentes interprétations de la crise. Pour la grande majorité des pays, la mort accidentelle des deux jeunes n'était qu'un prétexte qui a servi à une minorité issue des banlieues françaises de s'exprimer, et cela par les moyens qui était à sa disposition. Cela s'est soldé par des incendies criminels et de jets de pierres contre les forces de l'ordre.
La Russie de Vladimir Poutine va parler des casseurs comme d'une population agressive qui ne reconnaît pas l'État français comme étant le sien. Le problème est, d'après la Russie, que le gouvernement français ne sait comment régler le problème des étrangers qui ne veulent ou peuvent pas s'intégrer. La population française issue de l'immigration étant importante, le problème est donc d'autant plus difficile à gérer.
Certains quotidiens conservateurs allemands estiment que ces troubles sont « sont des signes dramatiques de problèmes non résolus » pour « des immigrés d'Afrique noire et des États du Maghreb qui vivent dans des quartiers isolés et dégradés ». En revanche, ils écartent des revendications : « avant tout, les jeunes musulmans sont indifférents à la religion ». Le journal de Munich Süddeutcshe Zeitung (centre-gauche) va quant à lui s'en prendre directement à Nicolas Sarkozy. Il va reprocher au ministre de l'intérieur d'être « devenu un visage de haine pour tous ceux qui sont sans espoir dans les banlieues » et d'avoir « jeté de l'huile sur le feu » en déclarant qu'il fallait « nettoyer » les banlieues et lorsqu'il a insulté les jeunes en les traitant de « racailles ». Ce point de vue n'est pas le propre des journaux allemands mais a été repris à nombreuse reprises à l'international et même en France par les quotidiens ayant un opinion plutôt tourné vers la gauche. Nicolas Sarkozy a en effet souvent était montré comme en partie fautif de ses débordements, cité par des pays d'Europe comme l'Autriche critiquant « la ligne dure » du ministre, la Belgique l'accusant de « flagrant délit d'impuissance ». En Afrique, c'est tout le continent qui va le mettre en cause par le biais du Cameroun, de la Côte D'Ivoire, le Maroc qui compare le comportement de M. Sarkozy a celui d'un fasciste qui va fustiger ses actions.
Introduction :
La mort accidentelle, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, en banlieue parisienne, de deux mineurs poursuivis par la police a déclenché de violents affrontements entre les jeunes des quartiers défavorisés et les forces de l'ordre. Nuit après nuit, les violences s'aggravent. Dans la France entière, de plus en plus de banlieues sont touchées par les incendies de voitures, de bus et de bâtiments publics. Nombreux sont les jeunes, pour la plupart issus de l'immigration, qui estiment que la responsabilité en revient au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, accusé d'avoir mis le feu aux poudres avec des propos outranciers.
La presse internationale a montré du doigt l'échec du modèle d'intégration à la française et s'est inquiétée de possibles répercussions hors des frontières de l'Hexagone.
Chaque pays va se positionner par rapport à la crise et adopter une position qui lui est propre. Par leur recul, les pays étrangers vont trouver des causes à la crise et, par conséquent, essayer d'apporter une solution personnalisée au problème.
Quelle est la vision qu'à chaque pays du conflit et quelle est d'après eux les méthodes pour prévenir ce genre de crise ?
Nous verrons dans un premier temps quels sont les problèmes de fond qui ont déclenché la crise des banlieues d'après le point de vue international et dans un second quelles sont les solutions que ces différents pays proposent pour prévenir et agir face à ce genre de crise.
1)Causes de la crise des banlieues du point de vue étranger
Durant les émeutes qui se sont déroulées en France à l'automne 2005, la presse internationale à donner différentes interprétations de la crise. Pour la grande majorité des pays, la mort accidentelle des deux jeunes n'était qu'un prétexte qui a servi à une minorité issue des banlieues françaises de s'exprimer, et cela par les moyens qui était à sa disposition. Cela s'est soldé par des incendies criminels et de jets de pierres contre les forces de l'ordre.
La Russie de Vladimir Poutine va parler des casseurs comme d'une population agressive qui ne reconnaît pas l'État français comme étant le sien. Le problème est, d'après la Russie, que le gouvernement français ne sait comment régler le problème des étrangers qui ne veulent ou peuvent pas s'intégrer. La population française issue de l'immigration étant importante, le problème est donc d'autant plus difficile à gérer.
Certains quotidiens conservateurs allemands estiment que ces troubles sont « sont des signes dramatiques de problèmes non résolus » pour « des immigrés d'Afrique noire et des États du Maghreb qui vivent dans des quartiers isolés et dégradés ». En revanche, ils écartent des revendications : « avant tout, les jeunes musulmans sont indifférents à la religion ». Le journal de Munich Süddeutcshe Zeitung (centre-gauche) va quant à lui s'en prendre directement à Nicolas Sarkozy. Il va reprocher au ministre de l'intérieur d'être « devenu un visage de haine pour tous ceux qui sont sans espoir dans les banlieues » et d'avoir « jeté de l'huile sur le feu » en déclarant qu'il fallait « nettoyer » les banlieues et lorsqu'il a insulté les jeunes en les traitant de « racailles ». Ce point de vue n'est pas le propre des journaux allemands mais a été repris à nombreuse reprises à l'international et même en France par les quotidiens ayant un opinion plutôt tourné vers la gauche. Nicolas Sarkozy a en effet souvent était montré comme en partie fautif de ses débordements, cité par des pays d'Europe comme l'Autriche critiquant « la ligne dure » du ministre, la Belgique l'accusant de « flagrant délit d'impuissance ». En Afrique, c'est tout le continent qui va le mettre en cause par le biais du Cameroun, de la Côte D'Ivoire, le Maroc qui compare le comportement de M. Sarkozy a celui d'un fasciste qui va fustiger ses actions.


